Introduction à Athènes

Bonjour à tous!

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens d’abord à préciser qu’il s’agit d’une perception assez « personnelle ». Peut-être n’y verrez vous pas la même chose que ce que j’ai pu y voir. Cette introduction n’est guère flatteuse, mais elle est surtout faite pour vous enlever de la tête tout cliché qui vous ferais regretter votre venue. Sachez que malgré tout ce que je vais dire ci-dessous, je me suis attachée aux lieux. Mais il est aussi clair pour moi que si je reviens, ce sera en touriste, et plus pour plusieurs mois. Si vous décidez de venir avec tout ça, alors vous trouverez votre bonheur et ne serez pas déçus du voyage. A la fin de chaque « point » se trouvent quelques conseils aux futurs expats et aux futurs touristes.

La présente introduction s’adresse à tout touriste ou futur expatrié dans la ville d’Athènes. Il est important pour moi de mettre en garde : si vous cherchez une destination « de rêve », un séjour de détente garantie, passez votre chemin. Athènes n’est clairement pas la destination idéale pour des vacances de détente, et si votre but est de passer du temps sur le sable de la plage, je ne saurais que trop vous conseiller de porter votre choix sur les îles ou même certaines villes du Péloponnèse (comme Nauplie).

En revanche, pour celui qui cherche à partir sur les traces de l’Histoire, alors vous pourrez trouver votre bonheur à Athènes.

Point n°1 : Les Athéniens.

Je suis depuis 3 mois expatriée à Athènes, et il est important de signaler à ceux qui restent ici plus de deux semaines que l’acclimatation n’est pas évidente. A l’exception des « Erasmus » : la communauté étudiante internationale vous permettra une intégration rapide mais vous ne verrez quasi rien de la réalité grecque. Cette communauté créé une sorte de « bulle » vous mettant très probablement à l’abri de la réalité. Pour ceux qui, comme moi, travaillent ou effectuent un stage, cela sera plus compliqué.

Il existe différentes raisons : en travaillant, on n’a pas l’occasion de rencontrer toujours beaucoup de monde, c’est là qu’un site comme CouchSurfing vous permettra de vous créer des contacts. Il est important de s’en faire : plus vite vous créerez des liens, plus l’intégration sera facile. Ensuite, l’Athénien souffre de ce que j’appelle le « syndrome capitale » : comme les parisiens, l’athénien n’est pas très accueillant de prime abord, voire même parfois franchement désagréable. Il m’a été difficile le premier mois de trouver chez eux la si réputée amitié des grecs. Mes collègues sont des amours et étaient bien les seuls pour moi durant cette période.

Autrement, dans la rue, les grecs sont grossiers, malpolis, rascistes et j’en passe…. Mais si l’on gratte un peu sous le vernis, après quelques efforts de patience, on y trouve de vraies perles de gentillesse qu’on voit rarement ailleurs. D’une, ils sont généreux. Si vous vous liez avec eux, vous aurez l’occasion à maintes reprises de le constater. De deux, ils sont solidaires. Contrairement à ces scènes de cauchemars où quelqu’un chute sous l’indifférence générale, ce n’est pas le cas ici. Il y aura toujours quelqu’un pour vous tendre une main pour vous relevez, malgré la morosité ambiante.

Concernant un gros point négatif : le racisme. Il faut savoir qu’ici, la population athénienne est composée à 20% d’immigrés. De plus, la crise fait rage et la législation appauvrie un peu plus la population. Avec ces éléments, vous aurez compris le mécanisme qui pousse l’athénien de base à rejeter sur les étrangers des fautes imaginaires. Soyez-y préparé si vous décidez de venir.  En général, les français ont plutôt bonne presse, mais il vaut mieux faire quelques efforts linguistiques pour briser les réticences les plus vives (je fournirai quelques phrases de bases pour se débrouiller au quotidien plus tard).  Le plus souvent, c’est du racisme un peu sournois du genre « oh mais on a rien contre eux, mais ils seraient mieux chez eux quand même)…

Il m’est arrivé à plus d’une reprise qu’un taxi me refuse car je ne parle pas grec, ou bien de me faire recaler dans les démarches administratives (j’en parlerai en profondeur plus tard) car les employés n’ont pas envie de vous parler en anglais et préfèrent donc vous envoyer paître.  A l’inverse, sur le marché, on vous offrira parfois vos courses , un chauffeur de taxi voudra vous faire tout connaitre de la grèce en 10 min chrono le temps de la course et se sentira heureux d’avoir rencontré un français, une vieille voisine vous apportera une bouteille de vin grec pour parler un peu français avec vous, une collègue vous amènera des donuts à la cannelle plusieurs fois par semaine…(tout est vécu).

Je commence à m’attacher à ces lieux grâce à ces personnes. Tâchez de ne garder que les bons cotés et essayez de jeter les mauvais. Si vous comptez vivre vraiment, c’est la chose la plus importante à faire. Laissez le défaitisme au vestiaire et vous aurez droit aux bons moments.

  • C’est pourquoi si vous décidez de venir VIVRE ici, il vous faudra essayer d’apprendre la langue (même quelques efforts suffisent pour vous faire bien voir) ou bien de vous armer de beaucoup de courage.
  • Pour le touriste de passage, c’est un peu différent car votre relation à la ville ne sera pas la même. Méfiez-vous cependant grandement des pickpockets (comme partout) et n’espérez pas trouver le même accueil en dehors des quartiers touristiques.

Point n°2 : La ville.

La ville athénienne est étrange. Y abondent les vestiges antiques, que vous trouverez en vitrine dans le métro (résultat des fouilles lors de sa construction), dans des parcs publics, partout. Et s’y oppose… tout le restant de la ville. Il faut savoir que le phénomène que nous connaissont à Paris des « banlieues pauvres » s’inverse ici : Athènes est plus pauvre que sa banlieue. Et cela se voit partout : sur les murs, les rues… Pas un endroit (hormis les zones à touristes) n’échappe à cela. Et c’est bien en cela qu’Athènes est perturbante : c’est une ville sans âme, et délabrée. De plus, malgré la pauvreté, le coût de la vie est aussi élevé qu’à Paris, parfois même plus cher. Le touriste qui ne passera que par les vestiges et zones à touristes y trouvera un charme incroyable. Mais cela ne compose qu’une minuscule partie de cette ville.

Autrement, le « centre » d’Athènes est le plus mal famé : la place Omonia et ses pickpockets, les alentours du musée d’archéologie et ses rues à junkies…. J’ai pu voir mon premier drogué à l’héroïne prenant sa dose juste sur le chemin de retour de mon travail.

  • Si vous décidez de vivre ici, il vous faudra éviter de choisir un logement dans les quartiers suivants : Omonia, Victoria, Alexandras, Patision. Privilégiez les quartiers un peu plus éloignés, mais plus sûrs. Sachez aussi que malgré les pickpockets ou les junkies, avec un peu de bon sens et de prudence, rien ne vous arrivera.
  • Si vous venez en touristes, vous découvrirez les quartiers qui font rêver : Syntagma et le parlement, Plaka (véritable machine à touristes) et ses petites ruelles, Psyri (moins touristiques, allez là bas pour rencontrer de vrais grecs)…

Point n°3 : Le tourisme

Pour l’amoureux de l’Histoire, vous serez servis. En vous promenant vers Kerameikos et Plaka, vous ferez une balade dans le passé. Je ferais dans le détail un peu plus tard et vous ferais des articles sur chaque lieu de visite possible. La ville en est riche. Pour les étudiants, énorme avantage, la gratuité dans la quasi-totalité des lieux touristiques. De plus, si vous restez un petit moment en ville, c’est également un excellent point de départ pour visiter les alentours. Si vous avez le permis, louez une voiture et partez vers Cap Sounion, vers Meteora et j’en passe (vous aurez l’embarras du choix). Pour ceux qui n’ont pas le permis, il existe de nombreux trains, bus qui vont un peu partout. Je préciserai à chaque article comment se rendre à l’endroit indiqué.

Conclusion :

Il n’est pas « facile » de vivre à Athènes, mais si l’on est têtu et tenace, alors on se fait une place et on découvre une vraie gentillesse chez les gens. Si en plus vous avez déjà des contacts sur place, cela vous évitera peut-être de batailler… Car vos contacts feront toujours en sorte de vous aider et de vous faire découvrir leur culture dont ils sont si fiers. Et s’ils ne peuvent être là, ils vous feront rencontrer d’autres personnes afin que vous ne soyez jamais seul. C’est pour cette gentillesse que j’aime les grecs, malgré leurs (gros) défauts. Passez donc les premières impressions et vous trouverez derrière bien plus que vous n’auriez pu espérer. J’espère également que mes futurs articles vous aideront à y voir plus clair et à découvrir plus facilement la vie culturelle grecque.

01 - Athènes

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